Description du cours

Description

(Voir aussi le livret de l'année dans les documents et liens  https://ead-all.c2m.univ-st-etienne.fr/claroline/document/document.php )

L'unité de valeur UE2B, orientation "Sciences du langage" est composé de deux séminaires qui sont maintenant accessibles aux étudiants travaillant à distance :

UE2-1 B : séminaire de l’équipe « Parcours linguistiques »
Conférences et cours sur site pour les étudiants à distance.

Participation aux travaux de l’équipe « Parcours linguistiques ».
Cours d’approfondissements en fonction des sujets des étudiants.
Exposé des étudiants sur l’état de leur recherche.
Objectifs
– donner aux étudiants une expérience de la recherche professionnelle en linguistique à travers des exposés de fond et des comptes rendus d’ouvrages présentés au cours des séances.
– accompagner leur processus de recherche en accélérant leur formation par des présentations de problématiques dans des cours établis en fonction de leur sujet.
– les entraîner au débat collectif et à la présentation publique de leurs travaux.
Thématique
Les activités du Séminaire de Recherche sont celles du groupe de recherche et leur programme est mis au point en début d’année. Le groupe travaille actuellement autour du thème : “Interface information-énoncé : au-delà de la phrase”.
Les thèmes des cours d’approfondissement disciplinaires seront choisis en fonction des besoins des étudiants.
Méthodologie

  • Pour les étudiants en présentiel

Le travail de recherche en sciences du langage est différent de celui du didacticien. Le rythme des recherches supposant la constitution d’un corpus et la description de certains faits linguistiques ou sémiotiques le concernant demandent un temps continu de lectures et d’élaboration. Il est donc impossible d’envisager le découpage du travail en projets.
La participation des étudiants au séminaire leur permet de se rendre compte du travail qu’ils doivent fournir ainsi que des instruments théoriques qu’ils peuvent utiliser. Les échanges qu’ils peuvent avoir avec les doctorants seront aussi très utiles.

Plus tard ils peuvent être invités à rendre compte d’un ouvrage ou à présenter un exposé.
Afin de leur permettre de sérier un peu les questions et d’orienter leurs choix théoriques, des chercheurs de l’équipe leur présentent des synthèses théoriques liées à leurs sujets. La participation de tous les étudiants leur permet de se connaître entre eux et de pouvoir échanger grâce aux connaissances acquises en commun.
En fin d’année, chaque étudiant présente un rapide bilan de ses recherches au séminaire.

  • Pour les étudiants à distance

Le travail de recherche en sciences du langage est différent de celui du didacticien. Le rythme des recherches supposant la constitution d’un corpus et la description de certains faits linguistiques ou sémiotiques le concernant demandent un temps continu de lectures et d’élaboration. Il est donc impossible d’envisager le découpage du travail en projets.

L'étudiant à distance disposera dans le mois qui suit des enregistrements des séances de Parcours linguistique. Il faudra qu'il choisisse de reprendre un exposé afin d'en rendre compte.

 Plus tard il choisira avec son directeur un ouvrage ou une communication de colloque dont il devra rendre compte.

Afin de leur permettre de sérier un peu les questions et d’orienter leurs choix théoriques, des chercheurs de l’équipe leur présentent sous forme de cours à distance (texte ou exposé enregistré appuyé sur un diaporama)  des synthèses théoriques liées à leurs sujets.

En fin d’année, chaque étudiant présente un rapide bilan de ses recherches au séminaire.

Évaluation
Présence régulière et participation aux débats.
Exposé éventuel lors de séances.
Exposé en fin d’année sur l’état des recherches.
Bibliographie
En sciences du langage, la bibliographie dépend beaucoup du sujet choisi. Mais de solides connaissances sont nécessaires en morphosyntaxe, en pragmatique, en sémantique, notamment en français.
Synchronie du français, manuels
RIEGEL Martin, PELLAT Jean-Christophe, RIOUL René, 1994 – Grammaire méthodique du français, Paris : PUF, XXIII-646 p.
ARRIVE Michel, GADET Françoise, GALMICHE Michel, 1985 – La Grammaire d'aujourd'hui : guide alphabétique de linguistique française, [Paris] : Flammarion.
Diachronie du français :
BURIDANT, Claude, 2000 - Grammaire nouvelle de l’ancien français, Paris : SEDES.
FOURNIER Nathalie, 1996 – Grammaire du français classique, Paris : Belin, (rééd. 1998).
GOUGENHEIM G., 1974 - Grammaire de la langue française du XVIème siècle, Paris : Picard.

Pragmatique et grammaire textuelle
ADAM J. M., Linguistique textuelle, Paris, Nathan, 1999.
CHARAUDEAU Patrick, MAINGUENEAU Dominique (dir.), 2002 - Dictionnaire d’analyse du discours, Paris : Seuil.
COMBETTES, Bernard, 1983 - Pour une grammaire textuelle. La progression thématique, Bruxelles-Paris : Duculot-De Boeck.
GOUVARD Jean-Michel, 1998 - La pragmatique. Outils pour l’analyse littéraire, Paris : Colin.
KERBRAT-ORECCHIONI Catherine, 1980 – L'énonciation. De la subjectivité dans le langage, Armand Colin, Paris rééd 1984.
KERBRAT-ORECCHIONI Catherine, 1990 – Les interactions verbales (3 tomes), Paris : A. Colin, collection " Linguistique " 1990, 1992, 1994.
MAINGUENEAU Dominique, 1990 - Pragmatique pour le texte littéraire, Paris : Bordas.
MOESCHLER Jacques & REBOUL Anne, 1998 - La pragmatique aujourd’hui, une nouvelle science de la communication, Paris : Seuil (coll. « Points »).
Sémantique
RASTIER François, 1987 – Sémantique interprétative, Paris, PUF pr éd 1986, éd. 1991, 2e éd., Paris , PUF, 1996.
RASTIER François, 2001 – Arts et sciences du texte, Paris : Presses Universitaires de France.

Les étudiants pourront tirer profit de certaines lectures de base en sémiotique :

GREIMAS Algirdas Julien, 1966 – Sémantique structurale : recherche de méthode, Paris : Librairie Larousse, 1966, 1976, et rééd. Paris, PUF " Formes sémiotiques ", 1986.
Groupe d'Entrevernes, 1979 – Analyse sémiotique des textes. Introduction: théorie, pratique, Lyon, PUL (P. Universitaires de Lyon).
HENAULT Anne (dir.), 2002 – Questions de sémiotique, Paris : PUF.
BERTRAND Denis, 2000 – Précis de sémiotique littéraire, Paris :Nathan université, (coll. Fac linguistique), 272 p.
FONTANILLE Jacques, 1998 – Sémiotique du discours, Limoges : PULIM, 291 p.


UE2-2B Séminaire : « Epistémologie des sciences du langage » ( « Orientation Sciences du langage » (24h)
Objectifs
• Accompagner les étudiants dans la conception, la conduite et la réalisation de leur recherche en leur apportant les éléments leur permettant de maîtriser la complexité propre à l’étude linguistique.
• Assimiler la diversité des approches méthodologiques propres au domaine à travers l’approche de concepts, de sous-domaines et d’objets auxquels nous sommes concrètement confrontés dans la démarche linguistique: le terrain du linguiste (le corpus comme objet et outil, la diversité des langues : typologie), l’organisation et la présentation de sa recherche linguistique.
Contenus
Les contenus s’articuleront en trois séquences de 8h chacune :
1. Le corpus comme objet et outil (par Michèle Bigot) : comment peut-on définir un corpus ? quels sont les enjeux théoriques de la notion ? Une grande partie des travaux de recherche réalisés en SDL rencontrent la notion de "corpus". Si chaque étudiant dispose d'une représentation intuitive de ce concept (recueil formé d'un ensemble de données sélectionnées et rassemblées pour servir de matériau à une analyse) néanmoins, la notion s'est beaucoup complexifiée en fonction des diverses pratiques et des objectifs assignés. L'étudiant ne manquera pas de rencontrer les questions d'homogénéité, de clôture, d'exhaustivité, voire de représentativité des corpus. Une réflexion méthodique sur cette notion et ses enjeux s'impose donc comme accompagnement du travail effectif de constitution de corpus.
2. Typologie des langues : enjeux et méthodes (par Jean-Christophe Pitavy) : Le français est une langue-culture « étrangère » dans la différence ou la grande diversité des langues du monde. Les problèmes de son apprentissage seront ainsi très différents en fonction du “terrain” qu’est la langue de l’apprenant (maternelle et/ou d’étude) : un Brésilien n’aura pas la même approche pour apprendre le français qu’un Saoudien, un Coréen ou un Hongrois. Le contact entre langues doit donc utilement tenir compte des « sortes de langues » et de leurs caractéristiques. Si toutes les langues renvoient à l’aptitude humaine du langage, leur organisation varie : culture, qui conditionne l’interface langue-monde, type de signe et règles de construction des énoncés. L’étude typologique complète utilement le regroupement par familles (histoire des langues : langues « sœurs » comme l’espagnol, l’italien et le français, lesquelles sont “cousines” du danois ou “cousines germaines” de l’arménien).
3. Comment organiser sa recherche en linguistique ? (par Pierre Sadoulet): Décider de son point de vue épistémologique pour problématiser, se documenter, choisir les exemples, mettre au point son plan. Les sciences du langage ont développé plusieurs formes d’approches qui constituent autant de points de vue différents pour rendre compte de la complexité des faits et des actes de langage. L’étudiant doit donc prendre conscience des particularités du point de vue qu’il a décidé de prendre, à travers les premiers éléments de problématisation qu’il a pu fixer en décidant de son sujet. Le cours définira ensuite quelques éléments d’analyse pour créer une typologie de ces points de vue épistémologiques et en déduire les conséquences pour le choix de ses lectures ; cette base nourrira une réflexion sur plusieurs possibilités de plan du mémoire et la méthode de sélection du sous-corpus d’exemples qui serviront à l’analyse.


Méthodologie (en présentiel ou à distance)

Pour  les étudiants à distance, un forum sera organisé pour les aider à travailler les différentes séquences de cours en lien avec leurs camarades et avec les enseignants. Un agenda obligatoire pour la validation sera mis en place afin d'aider à ne pas se  laisser prendre par le temps. Cela suppose que l'étudiant prévoie le temps nécessaire hebdomadaire pour faire le travail nécessaire à sa formation et à sa recherche.

1. Outil corpus : l'établissement de différents types de corpus, en fonction d'objectifs précisément ciblés, et pour une autre part à tirer les leçons des difficultés rencontrées et des problèmes soulevés pour mener une réflexion sur les enjeux épistémologiques de la notion de "corpus", et sur ses limites Les exercices consisteront dans l'établissement de différents types de corpus, correspondant à des objectifs préalablement établis, et secondairement revus et corrigés en fonction des difficultés rencontrées. L'ensemble représente un travail global qui pourra être discuté au fur et à mesure de sa réalisation et être présenté et commenté en fin de cycle.
2. Typologie : présentation des principaux types de langue à travers quelques exemples particulièrement représentatifs: langues flexionnelles, isolantes, agglutinantes, incorporantes. Après une présentation du cas particulier du français, mais aussi de l’anglais, pour chaque type: méthodes de description et de caractérisation permettant le “classement” de la langue appréhendée et les conséquences sur l’écart ou la proximité entre celle-ci et le français.
3. Organiser sa recherche linguistique : Exposés avec exercices divers (extraits d’article à commenter par les étudiants ou autres exercices permettant une application pratique sur pièces). Les étudiants pourront constituer des forums pour discuter et se poser des questions.
Évaluation
1. l’outil corpus: l'évaluation pourrait se faire précisément sur la constitution du dit corpus, et sur le commentaire afférant. Nombre de travaux à rendre : un dossier en fin de séquence.
2. Typologie: 4 séries d’exercices à partir de micro-corpus (corpus de phrases, micro-grammaire) visant à identifier le type de la langue abordée et une évaluation des conséquences sur la relation avec le français.
3. Organiser sa recherche : Respect du calendrier. Montrer une capacité à dominer un peu le domaine théorique considéré et à faire des choix pertinents devant les complexités à traiter. Ce cours ne remplacera pas le travail fait avec le directeur : par ses éléments d’analyses méthodologiques et les exercices qu’il proposera, il aidera les étudiants à mieux identifier les bases scientifiques qu’il appliquera dans sa recherche. Nombre de travaux à rendre : 1 pendant la séquence, 1 autre en fin de semestre.

Éléments de Bibliographie
• L’outil corpus:
Habert, B, Nazarenko, A. & Salem, A., 1997: Les linguistiques de corpus, Paris, COlin
Rastier F., 2001: Arts et sciences du texte, Paris, PUF
Williams, G., 2005: La linguistique de corpus, Rennes, PUR
Revue "Corpus"
• Typologie :
Feuillet J., 2006 – Introduction à la typologie linguistique, Paris, Honoré Champion.
Greenberg, J., 1974 – Language typology: A historical and analytic overview. La Haye, Mouton.
Hagège, C. 1982 –La structure des langues, Paris, PUF “Que sais-je?”
Pinker, S., 1999– L'instinct du langage, Paris, Odile Jacob.
• Organiser sa recherche linguistique
FUCHS Catherine, Le Goffic, 1985 – Initiation aux problèmes des linguistiques contemporaines, Nouv. éd. Paris : Hachette, 1985.
RASTIER François, 1991 – Sémantique et recherches cognitives, Paris : PUF, "Formes sémiotiques", rééd 1995.
RASTIER François, 2001 – Arts et sciences du texte, Paris : Presses Universitaires de France


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